Lettre d'information n°23
Juin 2005
Salut à toutes et à tous,
Jeudi 12 mai 2005, 11 heures. J'arrive dans le paddock du circuit Bugatti du Mans. Les hospitalities sont déjà montés et les
semi-remorques parfaitement alignés. Malheureusement, il ne fait très chaud. Pas assez en tous cas pour un mois de mai et les pilotes
d'habitude disponibles à la veille du début des essais ne s'attardent pas dans les allées. La star, cette année, c'est Olivier Jacque.
L'enfant prodigue du MotoGP a effectué un retour tonitruant sur le devant de la scène.
Depuis son titre mondial 250 cc, décroché en 2000, OJ a laissé ses supporters sur leur faim. Blessé ou en proie avec une délicate
Yamaha, OJ s'est rapidement vu reprocher un manque de motivation. Tout aurait pu être bien différent si Alex Barros ne l'avait pas
fauché à deux tours de l'arrivée du GP d'Allemagne 2002, qu'OJ dominait face à la meute des machines 4-temps. Bref, la sortie fin 2003 se
fit par la petite porte. Les deux GP disputés pour le compte de Moriwaki en 2005 n'ont pas changé grand chose à sa situation de pré-
retraité. OJ entamait donc une nouvelle carrière en Championnat de France des rallyes sur une Renault Clio.
La fracture du scaphoïde d'Alex Hofmann lors du spectacle précédant le GP du Portugal a fait les affaires d'OJ. Un coup de chance,
certes. Mais la preuve aussi que certaines équipes croient encore en son talent. En effet, après avoir fait confiance au pilote
français pour courir en Chine et en France, l'usine Kawasaki prolonge l'expérience avec une invitation pour les Grands Prix d'Allemagne
en juillet et le Grand Prix de Valence, dernière épreuve du championnat, en novembre. OJ participera également au développement de la
nouvelle ZX-RR. Pour un guidon permanent en 2006 ?
OJ apparaît finalement comme un rayon de soleil pour la colonie française. Les pilotes tricolores permanents du championnat ont en
effet entamé une saison sans grand éclat pour l'instant. En 250 cc, Randy de Puniet n'a fini qu'une seule fois sur le podium, Arnaud
Vincent peine avec le développement de la toute nouvelle Fantic et Sylvain Guintoli se situe au-delà de la 10ème place. En 125 cc, Mike
di Meglio reste trop irrégulier et Alexis Masbou est en phase d'apprentissage.
En Superbike, Régis Laconi n'a remporté qu'une seule manche depuis le début de la saison, outrageusement dominée par Troy
Corser. Le pilote australien, Champion du Monde en 1996, revit au guidon de la nouvelle Suzuki GSX-R 1000 K5, après deux saisons
mitigées chez Foggy Petronas. Il est sur la bonne voie pour succéder au jeune James Toseland, co-équipier de Régis Laconi dans l'équipe
officielle Ducati. Sébastien Gimbert participe à sa première saison en Mondial Superbike. Blessé à Silverstone, on peut compter sur lui
pour revenir au premier plan, comme il l'avait fait l'an dernier à Magny-Cours. La saison est encore longue. Dans le championnat
Supersport, Sébastien Charpentier est en tête avec 3 victoires en 4 courses. Le Charentais est en passe de concrétiser son
passage chez Ten Kate Honda, l'équipe championne du monde de la discipline depuis 2002. Fabien Foret, lui aussi pilote officiel Honda,
et Stéphane Chambon, désormais pilote privé, effectuent un bon début de saison en occupant respectivement les 4ème (2 podiums) et 6ème
places du classement.
La finale du Mondial Superbike, qui aura lieu à Magny-Cours les 7, 8 et 9 octobre prochains, sera le prochain grand événement de la
saison pour Mon petit @telier. J'ai déjà repris les pinceaux pour réaliser plusieurs peintures sur ce thème. En attendant, je vous
invite à aller jeter un oeil sur les
nouveautés et la première partie de la
présentation de Mon petit @telier.
Prochain rendez-vous le 18 octobre 2005.
@ bientôt.
www.monpetitatelier.com